ALVÉO SAS — COMITÉ DE DIRECTION Transcription automatique — mardi 8 septembre 2026, 09h00 Durée : 44 min 50 s — 5 participants Participants identifiés : Philippe Berthier (DG), Sylvie Kermarrec (DAF), Nadia Belkacem (DRH), Thomas Ruiz (Directeur industriel), Claire Fontan (Directrice commerciale) Transcription générée automatiquement. Des erreurs de reconnaissance sont possibles. --- [00:00:12] Philippe Berthier (DG) : Bon, on y va, on a beaucoup à passer. Sylvie nous rejoint dans deux minutes, elle est encore au téléphone avec la banque. Alors, à l'ordre du jour : la ligne de Nantes, le lancement de la gamme Flex, le télétravail, l'énergie, le sujet douanier que Claire a remonté, l'intéressement, le CSE et le site internet. Ça fait huit points en quarante-cinq minutes, donc on va être disciplinés. [00:01:02] Thomas Ruiz (Directeur industriel) : On commence par Nantes ? [00:01:06] Philippe Berthier (DG) : On commence par Nantes, oui, parce que c'est le seul point où j'ai besoin d'une décision ce matin. Vas-y. [00:01:22] Thomas Ruiz (Directeur industriel) : Alors. La deuxième ligne de montage à Nantes. Je reprends vite le dossier pour ceux qui ne l'ont pas lu. Aujourd'hui on a une ligne, elle tourne à quatre-vingt-onze pour cent de sa capacité théorique sur les fours mixtes, et on refuse des commandes depuis le mois de mai. Pas beaucoup, mais on en refuse. La deuxième ligne nous donne quarante pour cent de capacité en plus sur la même famille de produits. [00:02:25] Claire Fontan (Directrice commerciale) : On en a refusé onze depuis mai. Onze commandes, dont deux gros comptes qui sont partis ailleurs. [00:02:39] Thomas Ruiz (Directeur industriel) : Voilà. Donc le chiffrage. Trois millions deux cent mille euros, dont deux millions quatre de machines, quatre cent mille d'aménagement du bâtiment, et le reste en automatisme et en mise au point. J'ai deux devis sur les machines, l'écart est de six pour cent, je recommande l'allemand parce qu'on a déjà leur matériel sur la ligne un et que nos équipes savent le régler. [00:03:35] Philippe Berthier (DG) : Le retour sur investissement, tu l'annonces à combien ? [00:03:41] Thomas Ruiz (Directeur industriel) : Trente et un mois, avec une hypothèse de remplissage à soixante-quinze pour cent la première année. Si on remplit à soixante, on passe à trois ans et demi. [00:04:05] Philippe Berthier (DG) : Et à soixante, on est encore rentables ? [00:04:11] Thomas Ruiz (Directeur industriel) : On est rentables, juste plus lentement. Le point dur n'est pas là, il est sur le calendrier. Si on commande en septembre, la mise en service c'est mars 2027. Si on attend le budget 2027, on décale tout d'un trimestre, et on rate la saison. [00:04:45] Sylvie Kermarrec (DAF) : Pardon, j'arrive. J'ai entendu la fin. Sur les trois millions deux, je veux juste qu'on soit clairs sur la trésorerie, parce que la présentation de Thomas est très bien mais elle s'arrête au compte de résultat. [00:05:11] Philippe Berthier (DG) : Vas-y. [00:05:13] Sylvie Kermarrec (DAF) : On a un décaissement de un million huit à la commande, le solde à la livraison. Sur septembre-octobre, on a aussi le renouvellement du parc de chariots et la prime de fin d'année. Donc on va chercher du crédit-bail sur au moins la moitié de la machine, sinon on descend trop bas en novembre. [00:06:01] Philippe Berthier (DG) : Le crédit-bail, c'est faisable ? [00:06:05] Sylvie Kermarrec (DAF) : C'est faisable, j'ai deux propositions, on est autour de quatre pour cent. Ça ne change pas la décision d'investir, ça change la façon de le financer. [00:06:25] Philippe Berthier (DG) : Bon. Est-ce que quelqu'un autour de cette table pense qu'on ne doit pas faire cette ligne ? [00:06:37] Nadia Belkacem (DRH) : Moi je ne dis pas non, mais je dis que quarante pour cent de capacité en plus, ça veut dire des gens. Et des gens, aujourd'hui, sur le bassin nantais, sur des postes de monteur-régleur, c'est compliqué. [00:07:06] Thomas Ruiz (Directeur industriel) : On a chiffré six postes, dont quatre en interne par mobilité depuis Rennes. [00:07:18] Nadia Belkacem (DRH) : Quatre mobilités depuis Rennes, Thomas, ça se négocie, ça ne se décrète pas. Je ne dis pas que c'est impossible, je dis que ce n'est pas acquis. [00:07:36] Philippe Berthier (DG) : D'accord. Mais sur le principe, personne n'est contre. [00:07:44] Claire Fontan (Directrice commerciale) : Moi je suis très pour, j'ai des clients qui attendent. [00:07:50] Philippe Berthier (DG) : Alors je valide le budget de trois millions deux cent mille euros pour la deuxième ligne de Nantes. C'est acté, Thomas, tu peux lancer la commande sur le devis allemand. Sylvie, tu montes le financement comme tu l'as dit, avec du crédit-bail sur la moitié, et tu n'as pas besoin de repasser devant moi pour ça. [00:08:26] Thomas Ruiz (Directeur industriel) : Parfait. Je lance cette semaine. [00:08:32] Sylvie Kermarrec (DAF) : Et je te confirme le montage avant la fin du mois. [00:08:38] Philippe Berthier (DG) : Très bien. Point suivant, la gamme Flex. Claire. [00:08:50] Claire Fontan (Directrice commerciale) : Alors, la Flex. Je vais être directe parce que je sais que ça ne va pas plaire. On avait annoncé un lancement en octobre. On ne sera pas prêts en octobre. [00:09:12] Philippe Berthier (DG) : Explique. [00:09:14] Claire Fontan (Directrice commerciale) : Trois choses. Un, les visuels et la documentation technique ne sont pas finalisés, l'agence a deux semaines de retard sur la photo produit. Deux, et c'est le plus gênant, sur les douze distributeurs que j'ai vus cet été, quatre seulement ont un stock de démonstration prévu. Les autres attendent de voir. Trois, on n'a pas la certification pour le marché suisse, et la Suisse c'est quinze pour cent du volume que j'ai mis dans le plan. [00:10:18] Thomas Ruiz (Directeur industriel) : La certification, c'est le dossier qui traîne depuis juin ? [00:10:26] Claire Fontan (Directrice commerciale) : C'est celui-là. Le laboratoire nous a demandé un essai supplémentaire. [00:10:36] Philippe Berthier (DG) : Donc tu me dis quoi, concrètement ? [00:10:42] Claire Fontan (Directrice commerciale) : Je dis qu'un lancement en octobre, on le fait mal. On brûle le budget de lancement sur un réseau qui n'a pas de stock, et on se retrouve en janvier à expliquer pourquoi les ventes ne décollent pas. Je préfère janvier 2027, avec un réseau équipé et la certification en poche. [00:11:21] Sylvie Kermarrec (DAF) : Janvier, ça décale le chiffre d'affaires de la Flex sur l'exercice 2027 en entier. Sur 2026 on perd combien ? [00:11:39] Claire Fontan (Directrice commerciale) : Dans le plan j'avais huit cent mille sur le dernier trimestre. Honnêtement, sur ces huit cent mille, je n'y croyais qu'à moitié. [00:11:57] Sylvie Kermarrec (DAF) : Donc on perd huit cents, dont la moitié n'était pas solide. Je préfère l'entendre maintenant qu'en décembre. [00:12:13] Philippe Berthier (DG) : Thomas, la production est prête, elle ? [00:12:19] Thomas Ruiz (Directeur industriel) : La production est prête depuis juillet. Si on décale, je fabrique moins d'avance, ça m'arrange même, avec Nantes en travaux. [00:12:37] Nadia Belkacem (DRH) : Et l'équipe commerciale, tu la préviens comment ? Il y a des primes assises sur ce lancement. [00:12:49] Claire Fontan (Directrice commerciale) : Je sais. C'est le vrai sujet. J'ai six commerciaux dont la variable de fin d'année comptait sur la Flex. [00:13:05] Nadia Belkacem (DRH) : Alors il faudra qu'on regarde ça, parce qu'on ne peut pas décaler le lancement et laisser leur variable comme elle est. [00:13:19] Philippe Berthier (DG) : On y vient tout à l'heure avec l'intéressement, c'est le même sujet au fond. Sur la Flex : on décale le lancement à janvier 2027. C'est acté. Claire, tu le dis au réseau cette semaine, avec une explication qui tient debout, pas une formule creuse. [00:13:53] Claire Fontan (Directrice commerciale) : D'accord. Je prépare le message et je te le fais relire. [00:14:01] Philippe Berthier (DG) : Bien. Le télétravail. Nadia. [00:14:11] Nadia Belkacem (DRH) : Alors, le télétravail. Je remets le contexte : notre accord actuel prévoit un jour par semaine pour les fonctions éligibles, il a été signé en 2023, il arrive à échéance en décembre. Les représentants du personnel demandent deux jours. Mon propos ce matin n'est pas de trancher, c'est de vous montrer où ça coince. [00:14:59] Philippe Berthier (DG) : Vas-y. [00:15:01] Nadia Belkacem (DRH) : Sur les fonctions support, administratives, comptables, commerciales sédentaires, deux jours ne posent aucun problème d'organisation. On l'a vécu pendant les travaux du siège l'an dernier, ça a très bien tourné. Le problème, c'est que ça concerne deux cent dix personnes sur neuf cents. Les six cent quatre-vingt-dix autres sont en production, en logistique, en itinérance, et pour eux le télétravail n'a aucun sens. [00:15:56] Thomas Ruiz (Directeur industriel) : Et c'est exactement ce qu'ils me disent en réunion d'équipe. « Les bureaux sont chez eux le vendredi et nous on est là. » Moi je ne suis pas contre le télétravail, hein, je dis juste que chaque jour supplémentaire creuse cet écart. [00:16:24] Nadia Belkacem (DRH) : Je ne le nie pas. C'est pour ça que je propose de regarder une contrepartie pour les non-éligibles. Une prime, ou des jours de récupération, ou un aménagement d'horaires sur les équipes du matin. [00:16:50] Sylvie Kermarrec (DAF) : Une prime pour six cent quatre-vingt-dix personnes, tu la chiffres à combien ? [00:16:58] Nadia Belkacem (DRH) : Si on parle de trois cents euros par an, c'est un peu plus de deux cents mille euros. [00:17:10] Sylvie Kermarrec (DAF) : Deux cent sept mille, et ça devient une charge récurrente que je porte tous les ans. Je ne dis pas non, je dis que ce n'est pas une petite ligne. [00:17:30] Claire Fontan (Directrice commerciale) : Il y a aussi un sujet client dont personne ne parle. Mes commerciaux ont besoin de joindre l'administration des ventes le vendredi. Si tout le monde est à distance, ça se voit. [00:17:52] Nadia Belkacem (DRH) : Ça se gère avec des jours imposés par service, plutôt qu'au choix. [00:18:02] Claire Fontan (Directrice commerciale) : Alors ça, oui, ça peut marcher. [00:18:08] Nadia Belkacem (DRH) : Donc on part sur deux jours avec des jours imposés par service et une contrepartie pour les non-éligibles ? [00:18:22] Philippe Berthier (DG) : Non, je n'ai pas dit ça, Nadia. Je ne tranche pas ce matin. J'entends les trois quarts de l'argumentaire, et il me manque exactement ce qui coûte : ta contrepartie, son montant, et ce que ça donne dans la durée. Et je veux aussi savoir ce que font les autres industriels du bassin, parce que je ne veux ni être le dernier ni être le plus généreux. [00:19:10] Nadia Belkacem (DRH) : D'accord. [00:19:12] Philippe Berthier (DG) : Ce n'est pas un refus. C'est un sujet ouvert, et il le restera jusqu'à ce qu'on ait ces éléments. [00:19:26] Thomas Ruiz (Directeur industriel) : On a jusqu'à décembre, de toute façon. [00:19:32] Nadia Belkacem (DRH) : On a jusqu'à décembre pour dénoncer ou renégocier, oui. Ça va vite, décembre. [00:19:44] Philippe Berthier (DG) : Je sais. Point suivant. L'énergie. Sylvie. [00:19:56] Sylvie Kermarrec (DAF) : Notre contrat d'électricité se termine le 31 mars. J'ai deux offres sur la table. La première, à prix fixe sur trois ans, on est à peu près huit pour cent au-dessus de ce qu'on paie aujourd'hui. La deuxième, indexée, démarre quatre pour cent en dessous de notre prix actuel, avec un plafond à plus trente pour cent. [00:20:45] Philippe Berthier (DG) : Donc soit on paie plus cher tout de suite et on dort tranquille, soit on paie moins cher et on prend le risque. [00:20:59] Sylvie Kermarrec (DAF) : C'est exactement ça. Et je n'ai pas de conviction. Sur trois ans, personne ici ne sait dire où va le marché. [00:21:15] Thomas Ruiz (Directeur industriel) : Ce qui manque dans ce choix, c'est notre profil de consommation. On a un four de traitement thermique à Nantes qui pèse à lui seul un quart de la facture, et il va tourner plus avec la deuxième ligne. Si on signe un fixe calé sur la consommation d'aujourd'hui, on va payer les dépassements au prix du marché, ce qui annule l'intérêt du fixe. [00:21:59] Sylvie Kermarrec (DAF) : Tu as raison, et je n'ai pas cette projection. [00:22:07] Thomas Ruiz (Directeur industriel) : Je peux la faire, mais pas avant d'avoir les caractéristiques définitives de la ligne, donc pas avant trois semaines. [00:22:21] Philippe Berthier (DG) : Alors on ne choisit pas aujourd'hui. Sans le profil de consommation, on jouerait à la loterie. Sylvie, tu gardes les deux offres au chaud, tu vérifies jusqu'à quand elles tiennent. [00:22:43] Sylvie Kermarrec (DAF) : Le fixe tient jusqu'au 15 octobre. L'indexé, ils le confirment au mois. [00:22:55] Philippe Berthier (DG) : Bon, on a le temps. Sujet ouvert. Claire, ton histoire de douanes. [00:23:07] Claire Fontan (Directrice commerciale) : Oui. Alors ça, c'est tombé la semaine dernière et je n'ai pas encore la mesure exacte du problème. Il y a une modification du classement tarifaire sur les équipements de cuisson professionnelle à destination du Royaume-Uni. En clair, nos fours pourraient changer de catégorie, avec un droit plus élevé à l'entrée. [00:23:51] Sylvie Kermarrec (DAF) : Plus élevé de combien ? [00:23:55] Claire Fontan (Directrice commerciale) : Je ne sais pas encore. Mon transitaire parle de deux à six points. Sur le Royaume-Uni, on fait un peu plus de trois millions par an, donc entre soixante et cent quatre-vingt mille euros. Et il y a peut-être le même sujet sur le Maghreb, là je n'ai aucune information fiable. [00:24:33] Philippe Berthier (DG) : Bon, il faudrait chiffrer l'impact douanier proprement, avec le transitaire, et savoir si on peut faire reclasser nos produits. [00:24:52] Sylvie Kermarrec (DAF) : Il faut le faire, oui. Ça peut aussi se répercuter sur les prix de vente, et ça devient un sujet commercial. [00:25:06] Claire Fontan (Directrice commerciale) : Si on répercute, on perd des affaires, les Anglais comparent au centime. [00:25:16] Thomas Ruiz (Directeur industriel) : Il y a peut-être un sujet technique aussi. Le classement dépend de la puissance et du mode de chauffe, si je me souviens bien de ce qu'on avait vu en 2019. [00:25:36] Philippe Berthier (DG) : Voilà, donc ça se chiffre. On avance, on a déjà pris du retard sur l'ordre du jour. L'intéressement. [00:25:52] Sylvie Kermarrec (DAF) : Alors. L'accord d'intéressement actuel verse une enveloppe calculée sur le résultat d'exploitation du groupe, avec un déclencheur à douze millions. Cette année, le résultat va se situer autour de quatorze millions et demi, donc l'enveloppe se déclenche, et elle représente à peu près huit cents mille euros. [00:26:36] Philippe Berthier (DG) : Et ça te pose un problème. [00:26:40] Sylvie Kermarrec (DAF) : Ça me pose un problème de méthode, pas de principe. Le résultat de cette année est gonflé par des éléments qui ne viennent pas de la performance des équipes. On a eu une reprise de provision sur le litige Berthaud, on a eu un effet de change favorable sur les achats en dollars, et on a décalé des dépenses de maintenance sur 2027. Si je retire ça, on est à onze millions huit, donc sous le déclencheur. [00:27:36] Nadia Belkacem (DRH) : Sylvie, l'accord dit « résultat d'exploitation ». Il ne dit pas « résultat d'exploitation retraité de ce que la direction financière juge exceptionnel ». [00:27:56] Sylvie Kermarrec (DAF) : Je sais ce que dit l'accord. Je dis qu'on va verser huit cents mille euros pour une performance qui n'a pas eu lieu, et que l'année prochaine, quand les provisions repartiront dans l'autre sens, on n'aura rien à verser et les équipes ne comprendront pas. [00:28:24] Nadia Belkacem (DRH) : Elles comprendront encore moins qu'on change la règle l'année où elle leur est favorable. C'est exactement le genre de décision qui casse la confiance pour cinq ans. Et je te rappelle qu'on a communiqué en janvier sur le fait que l'accord était inchangé. [00:28:54] Sylvie Kermarrec (DAF) : Je ne propose pas de le changer rétroactivement. Je propose qu'on discute de la formule pour le prochain accord, et que cette année on verse en expliquant clairement ce qui vient de la performance et ce qui vient du reste. [00:29:21] Nadia Belkacem (DRH) : Ça, c'est autre chose. Mais dans ta note, tu écris « ajuster l'enveloppe 2026 ». Ce n'est pas la même phrase. [00:29:37] Sylvie Kermarrec (DAF) : Ma note est peut-être maladroite, mon point est financier. Huit cents mille euros, c'est un quart de la ligne de Nantes qu'on vient de voter. [00:29:53] Nadia Belkacem (DRH) : Et c'est quatre-vingt-dix euros par mois et par salarié, en moyenne, sur une année où on leur demande beaucoup. [00:30:09] Philippe Berthier (DG) : Attendez. Vous êtes toutes les deux dans votre rôle, et je n'ai pas d'arbitrage à rendre ce matin, parce que la question n'est pas mûre. Ce que j'entends, c'est deux sujets différents qu'on mélange : ce qu'on verse en 2026, et la formule du prochain accord. Tant qu'on les mélange, on ne s'en sortira pas. [00:30:49] Sylvie Kermarrec (DAF) : Sur ce point je suis d'accord avec toi. [00:30:55] Nadia Belkacem (DRH) : Moi aussi, mais il y a une échéance. L'accord doit être déposé avant fin juin pour le suivant, et le versement de cette année tombe en avril. [00:31:13] Philippe Berthier (DG) : J'entends. Le désaccord reste posé, on le reprendra avec les chiffres définitifs de l'exercice. Je ne veux pas qu'on tranche ça dans un couloir. [00:31:33] Sylvie Kermarrec (DAF) : Je maintiens ma position, pour que ce soit clair au compte rendu. [00:31:41] Nadia Belkacem (DRH) : Et moi la mienne. [00:31:45] Philippe Berthier (DG) : C'est noté, toutes les deux. Nadia, tu voulais dire un mot du CSE. [00:31:57] Nadia Belkacem (DRH) : Oui, et ça rejoint ce qu'on vient de dire. La deuxième ligne de Nantes modifie l'organisation du travail : nouveaux postes, probablement une équipe supplémentaire en 2027, et des mobilités depuis Rennes. Ça relève de l'information-consultation du comité. On ne peut pas installer la ligne et prévenir après. [00:32:41] Thomas Ruiz (Directeur industriel) : La machine arrive en février, au mieux. [00:32:47] Nadia Belkacem (DRH) : Ce n'est pas la machine qui déclenche l'obligation, c'est le projet. Et le projet, on vient de le voter. [00:33:01] Philippe Berthier (DG) : Bon. Il faudra reprendre le sujet du CSE, avec le calendrier de consultation et ce qu'on présente exactement. [00:33:17] Nadia Belkacem (DRH) : Il faut aussi que le juridique regarde si on est sur une information simple ou sur une consultation en bonne et due forme. Ce n'est pas la même procédure, ni les mêmes délais. [00:33:40] Sylvie Kermarrec (DAF) : Et si c'est une consultation, il y a un risque de recours qui peut retarder la mise en service. Ça, ça m'intéresse directement. [00:33:56] Thomas Ruiz (Directeur industriel) : Ah, ça, il faut le savoir avant que je verse l'acompte. [00:34:04] Philippe Berthier (DG) : Oui, enfin, l'acompte, tu le verses, on ne va pas bloquer la commande pour ça. Mais le sujet est réel, on le reprend. [00:34:20] Nadia Belkacem (DRH) : Je note que personne ne s'en occupe pour l'instant. [00:34:26] Philippe Berthier (DG) : On y reviendra. Le site internet, Claire, vite. [00:34:36] Claire Fontan (Directrice commerciale) : Vite alors. Notre site a sept ans. Il n'est pas adapté aux téléphones, la recherche produit ne fonctionne pas correctement, et on ne peut pas mettre la Flex dessus proprement. J'ai trois scénarios de l'agence : une refonte complète à quatre-vingt-cinq mille, une refonte graphique avec la même technique à trente-deux mille, et une simple mise à niveau du catalogue à onze mille. [00:35:28] Philippe Berthier (DG) : Et ton avis ? [00:35:32] Claire Fontan (Directrice commerciale) : Le scénario à trente-deux mille. Le complet, à quatre-vingt-cinq, c'est un projet de six mois qui va occuper mon équipe marketing, qui est déjà sur le lancement Flex. [00:35:54] Sylvie Kermarrec (DAF) : Trente-deux mille, ce n'est pas au budget 2026. On peut le passer en 2027, ou le prendre sur le budget de lancement de la Flex qui vient de se libérer, ce qui serait cohérent puisque le site doit porter la gamme. [00:36:20] Thomas Ruiz (Directeur industriel) : Est-ce qu'on a besoin d'un beau site pour vendre des fours à des cuisines professionnelles ? Vraiment ? Nos clients passent par les distributeurs. [00:36:38] Claire Fontan (Directrice commerciale) : Les distributeurs regardent notre site pour la documentation technique, Thomas. Et de plus en plus de chefs cherchent eux-mêmes avant de demander à leur revendeur. [00:36:58] Thomas Ruiz (Directeur industriel) : Je te crois, je pose la question. [00:37:04] Philippe Berthier (DG) : Je ne suis pas convaincu par le calendrier. Refaire le site en même temps qu'on décale la Flex et qu'on ouvre une ligne, ça fait trois chantiers. Je ne dis pas non, hein. Je dis que je ne vois pas où ça se case. [00:37:30] Claire Fontan (Directrice commerciale) : Si on attend le printemps, on lance la Flex sur un site qui ne sait pas l'afficher. [00:37:42] Philippe Berthier (DG) : C'est un argument. Bon, on laisse ouvert, on regardera ça quand on aura le calendrier de la Flex stabilisé. [00:37:58] Claire Fontan (Directrice commerciale) : D'accord, mais l'offre de l'agence est valable soixante jours. [00:38:06] Philippe Berthier (DG) : Elle sera encore valable. Elles le sont toujours. [rires] [00:38:17] Sylvie Kermarrec (DAF) : Philippe, on a dépassé, il me reste le point sur les impayés si on a deux minutes. [00:38:27] Philippe Berthier (DG) : Vas-y, deux minutes. [00:38:31] Sylvie Kermarrec (DAF) : On a trois cent quarante mille euros d'impayés à plus de soixante jours, dont cent dix sur un seul client, le groupe Maradec. Ils ont une procédure en cours. Je pense qu'on va perdre une partie. [00:38:57] Claire Fontan (Directrice commerciale) : Maradec, je l'ai eu au téléphone jeudi. Ils promettent un échéancier. [00:39:07] Sylvie Kermarrec (DAF) : Ils promettent depuis juin. J'ai bloqué les livraisons, ça a fait du bruit chez tes commerciaux. [00:39:21] Claire Fontan (Directrice commerciale) : Ça a fait du bruit parce que ça tombe sur un client historique. Je comprends la logique, cela dit. [00:39:33] Sylvie Kermarrec (DAF) : Le recouvrement est chez notre avocat depuis juillet, de toute façon, donc ça suit son cours sans nous. [00:39:39] Philippe Berthier (DG) : D'accord. Autre chose ? [00:39:45] Thomas Ruiz (Directeur industriel) : Rien de plus pour moi. Ah si, deux mots sur la friteuse FX-20. On a trois retours clients sur de la chauffe anormale du panneau latéral. Mon équipe qualité est dessus. [00:40:09] Philippe Berthier (DG) : Trois retours sur combien de machines ? [00:40:15] Thomas Ruiz (Directeur industriel) : Quatre cent dix machines dans le parc. Donc c'est très peu, mais un des trois clients parle d'une brûlure sur un de ses commis. [00:40:33] Nadia Belkacem (DRH) : Alors ce n'est pas « très peu ». Une brûlure, c'est un sujet en soi. [00:40:43] Thomas Ruiz (Directeur industriel) : Je suis d'accord, je ne minimise pas, je donne l'ordre de grandeur. J'attends le rapport de mon responsable qualité, et selon ce qu'il dit, ça peut aller jusqu'à une action sur le parc. [00:41:07] Philippe Berthier (DG) : Tiens-nous au courant. Si ça devient une action sur le parc, ce n'est plus ton sujet seul, c'est le nôtre. [00:41:21] Thomas Ruiz (Directeur industriel) : Compris. [00:41:25] Philippe Berthier (DG) : Bon. Autre chose, ou on s'arrête ? ... Tiens, puisqu'on parle de capacité et de réseau, je vous lance une idée en l'air, et je précise tout de suite que ce n'est pas un point à l'ordre du jour. On pourrait imaginer racheter Thermex. [00:41:59] Sylvie Kermarrec (DAF) : Thermex ? [00:42:01] Philippe Berthier (DG) : Thermex. Ils font vingt-deux millions, ils ont un réseau au sud de l'Europe que nous n'avons pas, et leur actionnaire principal a soixante-huit ans. [00:42:21] Claire Fontan (Directrice commerciale) : Leur gamme recouvre la nôtre sur les fours d'entrée de gamme. [00:42:31] Philippe Berthier (DG) : Elle la recouvre en partie, oui. [00:42:36] Sylvie Kermarrec (DAF) : Philippe, on vient de mobiliser trois millions deux sur Nantes et je cherche du crédit-bail pour tenir novembre. Je ne sais même pas dans quel ordre de grandeur tu parles. [00:42:58] Philippe Berthier (DG) : Je n'en sais rien non plus. Je réfléchis à voix haute. Il n'y a pas de dossier, il n'y a pas de discussion en cours, il n'y a rien. C'est une idée que je garde dans un coin, et je préfère vous la dire maintenant plutôt que vous l'apprendre par la rumeur dans deux ans. [00:43:28] Nadia Belkacem (DRH) : Tant que c'est clair que rien n'est engagé. [00:43:34] Philippe Berthier (DG) : Rien n'est engagé, rien n'est sur la table, et je ne demande à personne de travailler dessus. C'était une phrase, pas un projet. [00:43:50] Thomas Ruiz (Directeur industriel) : Note pour le compte rendu : le DG a des idées le mardi matin. [rires] [00:44:02] Philippe Berthier (DG) : Voilà. Bon. On a validé Nantes, on a décalé la Flex à janvier, et on a quatre sujets qui restent ouverts. Ça me va pour une réunion de quarante-cinq minutes. Merci à tous. [00:44:28] Sylvie Kermarrec (DAF) : Merci. [00:44:30] Claire Fontan (Directrice commerciale) : Merci, bonne journée. [00:44:34] Nadia Belkacem (DRH) : Philippe, tu as deux minutes après, sur le dossier de Rennes ? [00:44:42] Philippe Berthier (DG) : Deux minutes, oui, viens. [fin de l'enregistrement — 00:44:50]